Municipales 2026 – Des fiches d’autodéfense politique pour quoi faire ? Le Cas du CCL !

Parce que les tiers-lieux peuvent aussi être pris pour cibles, le kit propose des fiches pratiques d’autodéfense politique : comment réagir face à des demandes d’utilisation partisane du lieu ? Comment gérer des positionnements politiques contraires aux valeurs du projet au sein même de la gouvernance ? Comment répondre à une campagne de stigmatisation ? Comment se protéger en cas d’attaques physiques ?
L’exemple le plus frappant de cette violence politique reste celui du Centre Culturel Libertaire (CCL) de Lille. Le 15 janvier dernier, ce lieu autogéré, emblématique de la contre-culture lilloise, a été violemment attaqué par un groupe d’individus arborant des tatouages caractéristiques de l’extrême droite. Huit personnes se sont introduites dans le lieu pendant un concert, ont brutalisé le public, enfermé quinze personnes à l’intérieur et tout saccagé pendant que le reste de la bande filmait la scène. Cette attaque s’inscrit dans une série d’agressions visant les lieux de gauche à Lille – DJ antifasciste agressé pendant la braderie, banderoles racistes déployées par les identitaires de Némésis, dégradations revendiquées par les néonazis des Lions des Flandres.
Face à de telles situations, les fiches d’autodéfense du kit proposent des protocoles clairs : déposer plainte sans attendre, communiquer sur les faits sans céder à la peur, s’entourer de partenaires et de réseaux, maintenir le lien avec les autorités locales. Mais surtout, elles rappellent l’importance de la prévention : former les équipes, sécuriser les accès, avoir un réseau d’entraide, documenter les incidents.
